(19 juillet 2011, extrait d'un article signé C.T.)
 
Comment accepter de n’être que « connaisseur » ? Avons-nous tous une chance d’être de l’autre côté, celui des créateurs ? Je le répète, la culture pour tous est une utopie joyeuse dont il faut urgemment bâtir les fondements pour aller vers un avenir plus humain et plus surprenant, contre les vents mercantiles dominants. Bâtir les fondements de cette utopie, c’est d’abord veiller sur la liberté des créateurs avec précaution, tout comme certains entrent dans un jardin fleuri en avançant sur la pointe des pieds pour ménager la moindre pousse prometteuse. C’est leur donner des lieux de vie et de travail, sans forcément former, calibrer ces lieux à l’identique. Notre politique culturelle a sans doute souffert de la généralisation des labels, de la normalisation des cahiers des charges. C’était peut être nécessaire pour éviter un certain arbitraire et surtout pour poser des digues face au flot des émergences versus la permanence des institutions. Mais on est allé trop loin. Il faut rouvrir des allées de traverse. La question si importante de la rencontre entre l’artiste, son œuvre, et le public ne peut pas être réduite à une démarche pédagogique, même si celle-ci est souvent attendue, désirée, et fructueuse. Dans cette rencontre, ce n’est pas seulement la question de l’utilité de l’artiste dans la Cité ni celle de la légitimité de l’action publique dans ce domaine qui se trouve posée. C’est bien plus la question de l’attente, de l’appétit du (des) public(s). 

Artisho, galerie d'art contemporain

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ABSURDITES  (d'autres poèmes dans poètes du monde)

Je ne suis pas très futée
je suis naïve
je suis ce que je suis
j'aime manger des fleurs
mordre des blocs
manger des haricots
j'aime marcher seule
sans rien devoir à quiconque
j'aime le printemps
l’automne aussi
escalader des montagnes abruptes
nager sans bras
rechercher des problèmes réels
tomber dans des puits
j'aime tout ça
faire des bêtises
pendant que l’oiseau rare siffle
j'aime l'échec
pour voir
comment il me voit
le passant réprobateur
combien il est offensé
à me voir rire
de moi-même
de mes bêtises
et de quoi ma vie est faite

Iris Van de Casteele

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Le primordial est la créativité (se découvrir dans le non appris et se renouveler)
Le summum, être reconnu, pas seulement par la touche picturale, mais par l’explosion d’une inégalité sans cesse en mouvement qui produit l'étonnement.
 
Valentine

 

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